20 novembre 2017

Carnets de voyage : le Transsibérien

Conférence de Sarah Gallène-Gruszka

Salle Omnibus - 18 h

Le Transsibérien revêt encore une aura mythique, empreinte de représentations légendaires. Durant cinq semaines, Sarah Gallène a fait ce voyage de 10 000 km à cheval entre l’Europe et l’Asie. De Moscou à Vladivostok sur les rives de l’océan Pacifique, en passant par le célèbre lac Baïkal et d’anciens goulags soviétiques, elle vous livrera ses impressions de voyage, photographies à l’appui.
 La conférencière : Spécialisée dans le monde russo-soviétique, Sarah Gallène a une double formation d’historienne et de philologue. Elle a enseigné le russe et la littérature soviétique à Paris-Sorbonne et prépare une thèse sur les journaux intimes tenus sous Staline pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est l’auteure d’une dizaine d’articles, de notices d’encyclopédie, et est régulièrement invitée à intervenir dans des colloques ou des séminaires universitaires. Parallèlement à ses recherches, elle a effectué plus d’une dizaine de voyages en ex-URSS.
 

27 novembre 2017

Eternelle Espagne

une famille dans la tourmente de la Guerre d'Espagne

Conférence-Lecture en musique

de Kyra Gomez

Salle Omnibus - 18h

Kyra Gomez vous racontera dans un premier temps I'histoire singulière de sa famillee qui a vécu la tragédie de la guerre d'Espagne et mettra en parallèle la petite et la grande Histoire. EIle vous lira ensuite, accompagnée d'autres lectrices et d'un guitariste, des extraits de nouvelles qu'elle a écrites en s'inspirant très librement des anecdotes racontées dans sa famille et qui sont réunies dans un recueil intitulé « Etemelle Espagne >>
La conférencière : Kyra Gomez est petite fille de républicains espagnols exilés en France en février 1939. Elle est née et a toujours vécu en France mais son enfance a été baignée par les récits et les silences de sa famille autour de la tragédie de la guerre d'Espagne. Elle est devenue française par naturalisation puis, en 2OO8, elle a pris la double nationalité franco-espagnole qui pouvait alors être restituée aux descendants de Républicains espagnols' Elle a été professeure des écoles spécialisée dans l'enfance en difficulté puis s'est frmée à l'animation d'ateliers d'écriture auprès de l'Association Elisabeth Bing à Paris. Elle a réuni dans le recueil "Eternelle Espagne" treize nouvelles en lien avec la guerre d'Espagne en s'inspirant d'anecdotes recueillies auprès de ses parents- Ces écrits ne sont pas à proprement parler-autobiographiques. On pourrait plus justement les qualifier d'autofictionnels,
A travers eux, elle espère réveiller les mémoires, rappeler ces moments tragiques en lien avec la France et qui semblent, hélas, se répéter aujourd'hui, rendre hommage à tous ces morts qui pour beaucoup n'ont même pas eu droit à une sépulture, à tous ces vivants qui portent encore en eux Ia trace de ces souffrances anciennes.
Actuellement, Kyra Gomez vit à Pénestin où elle anime des ateliers d'écriture mensuels mais aussi des stages d'écriture dans sa maison d'hôtes tout au long de l'année.

4 décembre 2017

Autour de Voyage à Tokyo de Ozu : aperçu du cinéma japonais

présentation d'Anne-Marie Bezain

Salle Omnibus - 18 h

La France découvre le cinéma japonais dans les années 50, avec les films de Kurosawa, Mizogushi, Naruse, Ozu qui suscitent aussitôt admiration et curiosité. Plus tard arriveront Imamura, Oshima et Kitano.
Au milieu d’une énorme production émergent des chefs-d’œuvre et des auteurs incontournables.
Nous nous attarderons un peu plus sur Ozu dont nous verrons, au Cinéma Rex, le splendide Voyage à Tokyo.
La conférencière : Anne-Marie Bezain a été programmatrice-animatrice cinéma à l'Espace des Arts de Chalon-sur-Saône où elle a créé et dirigé le Festival de l'Image de film, consacré aux techniciens de l'image cinématographique.

11 décembre 2017

Voyage à Tokyo

film de Ozu

Cinéma Rex - 18 h

entrée 6 €

Voyage à Tokyo

Réalisation : Yasujirô Ozu

Photographie : Yuharu Atsuta

2h16 – sorti au Japon en 1953 – sorti en France en 1978

Distribution :

Chishū Ryū : Shukishi Hirayama, le père - Chieko Higashiyama : Tomi Hirayama, la mère - Setsuko Hara : Noriko, la belle-fille

Haruko Sugimura : Shige, la fille aînée - Sō Yamamura : Koichi, le fils -  Kuniko Miyake : Fumiko, l'épouse de Koichi

Shukishi et Tomi Hirayama, un couple âgé qui vit dans un petit port du sud du pays, sont venus à Tokyo rendre visite à leurs enfants, l'un et l'autre mariés. Mais Koichi, le fils médecin, et Shige, la fille, mariée à Kurazo Kaneko, se montrent accaparés par leurs occupations et ne témoignent guère de tendresse à leurs parents. Seule Noriko, l'épouse de leur fils mort à la guerre, fait preuve de gentillesse à leur égard. Pour se débarrasser de leurs vieux parents, les enfants ingrats les envoient dans une station thermale. Se sentant indésirable, le vieux couple s'en retourne chez lui. Tomi tombe malade...

Découvert tardivement en France (en 1978), Voyage à Tokyo est le film le plus abouti, le plus emblématique d'Ozu. Narration lente et simple, plans fixes et plans-séquences cadrés au millimètre, mise en scène dépouillée, exploitant au mieux le talent de quelques acteurs fétiches. Cette histoire de famille, clinique et réaliste, révèle une critique profonde et radicale de ce Japon d'après-guerre, matérialiste et complètement américanisé, qui pervertit les obligations entre parents et enfants et interrompt les cycles naturels de la vie. (Télérama)

Un des plus grands films de l'histoire du cinéma qui a permis de faire connaître Ozu en occident.

18 décembre 2017

Quelques pages de littérature japonaise

Récit et lecture à plusieurs voix

Salle Saint-Joseph (Le Palais) - 18 h

Toujours dans le cadre de ce "mois Japon", quelques personnes ont choisi et liront à voix haute des extraits de grands écrivains japonais, Mishima, Kawabata, Inoué, Inaba, Murakami, ainsi que des Haïkus. 

12 février 2018

Diamants sur canapé

réalisé par Blake Edwards

18 heures - Cinéma REX - entrée 6€

 

L'UTL se transporte au cinéma REX pour ce film culte réalisé par Blake Edwards, sorti en 1961, adapté de la nouvelle de Truman Capote, « comédie magique », interprétation sublimissime d’Audrey Hepburn.

 

Quel bonheur de pouvoir revoir sur grand écran une copie restaurée et numérisée, donc parfaite, des films culte, des films qui nous ont marqués, qui nous ont enthousiasmés !

Lundi 12 février à 18 h, c’est cette chance que nous aurons, au Rex : voir ou revoir un chef-d’œuvre de la comédie américaine, « Diamants sur canapé », adaptation de la nouvelle de Truman Capote « Breakfast at Tiffany’s », avec George Peppard et Audrey Hepburn réalisée en 1961, par Blake Edwards, auteur d’une quarantaine de films, célèbre surtout pour la série « La Panthère rose ».

Le choix d’Audrey Hepburn pour incarner Holy Golightly a contraint les scénaristes à atténuer le caractère scandaleux du roman, tout en prenant soin de suivre l’intrigue pas à pas, à l’exception de la fin.

Il est parfaitement évident qu’Holly Golightly, c’est Audrey Hepburn. Qui d’autre pourrait se promener dans les rues de New-York ou rendre visite à un prisonnier à Sing-Sing en robe ou manteau Givenchy comme s’il n’y avait rien de plus naturel ?

L’art de Blake Edwards, son sens de l’expression cinématographique, le fameux « s’exprimer visuellement », le charme du couple-star, les épisodes comiques, comme les crises de nerfs du voisin « japonais » incarné par un Mickey Rooney méconnaissable, la satire de cette société du paraître et de la solitude, la superbe musique  d’Henry Mancini (et la chanson « Moon river »)  font un pur joyau de ce qui aurait pu n’être qu’une petite comédie romantique.

De la première image, la silhouette d’une élégance raffinée d’Audrey Hepburn prenant, en robe du soir, son petit déjeuner devant la vitrine du célèbre bijoutier Tiffany, à la dernière  séquence, les deux héros ruisselants de pluie, serrant dans leurs bras un chat trempé, c’est une véritable leçon de cinéma que nous offre Blake Edwards.

Paul Varjak, le héros, incarné par George Peppard, résume ainsi le sujet du film « C’est l’histoire d’une fille qui vit toute seule et qui est très effrayée. »Seule Audrey Hepburn pouvait être cette fille.

On n’hurle pas  de rire, on sort de la projection à la fois  ému et un sourire heureux aux lèvres.

FICHE TECHNIQUE

Titre original : Breakfast at Tiffany's

Titre français : Diamants sur canapé

Réalisation : Blake Edwards

Scénario : George Axelrod d'après la nouvelle homonyme de Truman Capote

Costumes : Edith Head ; Hubert de Givenchy (tenues d'Audrey Hepburn)

Photographie : Franz F. Planer ; Philip H. Lathrop (non crédité)

Musique : Henry Mancini (Moon River, paroles de Johnny Mercer et musique d'Henry Mancini, interprétée par Audrey Hepburn)

Dates de sortie : États-Unis5 octobre 1961 ; France17 janvier 1962

 

DISTRIBUTION

Audrey Hepburn : Holly Golightly

George Peppard : « Fred » Paul Varjak

Patricia Neal  : « 2E » Mrs. Failenson

Buddy Ebsen : Doc Golightly

Mickey Rooney : Monsieur Yunioshi

José Luis de Vilallonga : José da Silva Pereira

Orangey : « Chat »

Oscar de la meilleure chanson originale pour Moon River, paroles de Johnny Mercer et musique d'Henry Mancini Oscar de la meilleure musique originale à Henry Mancini

Patsy Award 1961 pour Orangey

 

19 février 2018

Carnets de voyage : l'Iran

avec Michèle Bardoux

18 heures - Salle Saint Joseph

Voyage en Iran … Avec sa culture trois fois millénaire, avec son peuple raffiné, cultivé et accueillant, avec ses paysages splendides, cet ancien Empire de la Perse Eternelle  ne peut que fasciner ceux qui, loin des clichés véhiculés en Occident, vont à sa découverte.

26 février 2018

Une page méconnue de la Seconde Guerre Mondiale : le siège de Leningrad (1941-1944)

Conférence de Sarah Gruszka-Gallène

18 heures Salle Saint Joseph

Le siège de Leningrad (ex-Saint-Pétersbourg) par les armées hitlériennes est l’un des épisodes les plus tragiques et les plus meurtriers de la Seconde Guerre mondiale. Deux mois et demi après l’invasion de l’URSS, les Allemands arrivent déjà aux portes de l’ancienne capitale impériale ; plutôt que de tenter de la conquérir, ils décident de « raser la ville de la surface de la terre » en comptant sur l’éradication de la population par la famine. Coupés de toute source de ravitaillement en denrées alimentaires et en carburants, les habitants de Leningrad subissent alors le plus long siège enduré par une ville moderne, pendant presque 900 jours. Il emporta près d’un million de civils, soit un tiers de la population d’avant-guerre. Comment expliquer que cet épisode hors du commun soit aussi méconnu en Occident ? En quoi la résistance de Leningrad fut sans doute décisive pour la suite des opérations militaires et, partant, pour la victoire des Alliés sur les nazis ? Comment les habitants ont-ils réussi à survivre dans des conditions infrahumaines d'existence ? Documents à l’appui, Sarah Gallène tentera de répondre à ces questions.

5 mars 2018

Le pays d'où je viens : l'Aveyron

avec Hélène Lemeillat

salle Saint-Joseph  18h

Après un court exposé sur le département de l'Aveyron - géographie, particularités - promenade sur le chemin de Saint-Jacques dans le Nord-Aveyron et dégustation de produit du pays...

La conférencière : Hélène Lemeillat, retraitée à Belle-Ile depuis 2000, reste nostalgique de "son pays d'origine" où elle a vécu pendant 40 ans, a décidé de partager les beautés de l'Aveyron pour nous inciter à aller les découvrir.