12 mars 2018

The Party film de Blake Edwards 

Reprise en version restaurée.

Séance Ciné-club au Cinéma Rex 17h30

Entrée 6€

Un film indispensable.

Réalisation : Blake Edwards

Scénario : Blake EdwardsTom WaldmanFrank Waldman

Musique : Henry ManciniDon Black

Photographie : Lucien Ballard

 Interprétation : Peter SellersClaudine LongetNatalia BorisovaJean CarsonMarge ChampionAl Checco 

 Durée : 90mn

sortie aux États-Unis le 4 avril 1968 puis, en France, le 13 août 1969.

Un acteur indien de seconde zone, est invité par erreur à une réception mondaine donnée par un riche producteur hollywoodien, dont sa maladresse quasi-maladive vient de ruiner le dernier film.
Gag après gag la party sombre dans l’anarchie et le chaos.

Réalisé en 1968, The party reste un film relativement méconnu en France, en dépit d’un potentiel comique toujours intact, près de 50 ans après sa sortie en salle.
L’intrigue est inexistante et tout le film repose sur le déchaînement paroxysmique des gags. En privilégiant un comique presque exclusivement visuel, Edwards s’inscrit dans la grande tradition du burlesque américain qu’il revisite et remodèle : au lieu de l’enchaînement rapide des gags chez les grands maîtres du genre, il impose un rythme beaucoup plus lent, plaçant le spectateur en situation d’attente. Ce dernier n’est plus passif devant l’écran mais pénètre au contraire beaucoup plus dans le film, y participe presque, en tentant d’imaginer une chute toujours différée. Edwards ponctue son film de gags improbables et imprévisibles. En retardant à outrance la chute, il instaure une atmosphère très particulière dans son film : l’inattendu reste la seule certitude dans cet univers chaotique où pèse la menace constante de l’irruption du gag.

The party demeure, dans la forme et dans le fond, un film inclassable. Comédie burlesque, satire, conte moral, c’est un peu tout cela à la fois, comme si Blake Edwards avait voulu nous offrir un mélange des genres. Au final, on a un petit chef-d’œuvre, qui doit autant aux maîtres du muet du début du siècle qu’à Tati (chaque personnage du film est spectateur des autres et source de spectacle).

(source avoir-alire.com)